Un automne à Charlevoix, dans cette région du Québec, où l’on cultive l’art de prendre son temps
Le Figaro · Astrid Taupin, Roberta Valerio ·
GRAND REPORTAGE - Au Canada, entre les eaux immenses du Saint-Laurent et les montagnes flamboyantes, Charlevoix cultive un art de vivre singulier. Ses habitants puisent dans la beauté de cette région une inspiration quotidienne.
GRAND REPORTAGE - Au Canada, entre les eaux immenses du Saint-Laurent et les montagnes flamboyantes, Charlevoix cultive un art de vivre singulier. Ses habitants puisent dans la beauté de cette région une inspiration quotidienne.
« La première fois que je suis venu dans Charlevoix, c’était pour passer un entretien d’embauche comme psychologue à l’hôpital local. » Subjugué par la beauté des lieux, Benoit Provencher se promet de rester même s’il n’obtient pas le poste. Il sera finalement embauché. C’était il y a plus de trente ans. Depuis, il a changé de vie et s’est reconverti en pilote d’hélicoptère. Comme lui, nombreux sont ceux qui considèrent Charlevoix comme la plus belle des régions du Québec. Relativement petite à l’échelle de la province, elle se traverse en à peine deux heures d’ouest en est. À bord de son Robinson R44, on comprend vite pourquoi il a décidé d’y poser ses valises. À mesure que l’appareil prend de l’altitude, le paysage se dévoile. D’abord, l’immensité du Saint-Laurent, si vaste qu’on le surnomme ici « la mer ». À cet endroit, 25 kilomètres séparent ses deux rives. En contrebas, les rayons du soleil éclaboussent de lumière les galets de granit blanc polis par les marées, qui ourlent…
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