La fin de l’ère Donald Trump n’est pas la fin de la crise démocratique

Le Figaro · Laure Mandeville ·

ANALYSE - Le verrou que les électeurs installent face aux velléités autoritaires de Trump prouve la résilience de la démocratie américaine. Mais le président, dont la chute politique semble se dessiner sous nos yeux, a d’abord été un symptôme de la crise avant d’en devenir un élément central.

ANALYSE - Le verrou que les électeurs installent face aux velléités autoritaires de Trump prouve la résilience de la démocratie américaine. Mais le président, dont la chute politique semble se dessiner sous nos yeux, a d’abord été un symptôme de la crise avant d’en devenir un élément central.

En observant l’ampleur de la vague bleue qui submerge les États-Unis, et les visages et parcours si divers des nouveaux élus démocrates qui prêteront serment en janvier sous la coupole vénérable du Congrès américain, la première leçon qui s’impose est que la démocratie américaine n’est pas en si piteux état. En imposant à Trump, à mi-course de son deuxième mandat, un verrou redoutablement solide sur ses velléités autoritaires et ses coups de sang permanents, cette démocratie qui fête cette année son 250e anniversaire affiche au contraire avec insolence sa résilience.

Le rejet franc et massif du président, de son style, de l’enrichissement de son clan, et de l’échec de sa politique en Iran, qui a débouché sur une envolée des prix de l’essence, installe enfin un rapport de force entre exécutif et législatif. La manifestation immédiate de cette bascule politique a d’ailleurs été la reconnaissance par Trump du résultat de l’élection. L’avènement d’une Amérique « technofasciste » et l’effondrement…

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