Mobilisation lycéenne : Edouard Geffray promet des sanctions quand l’accès aux salles est compromis
Le Monde · Le Monde avec AFP ·
Le gouvernement estime à 81 le nombre d’établissements bloqués jeudi, journée nationale de mobilisation, tandis que le SNES-FSU, principal syndicat du second degré, considère que près d’un millier de lycées ont été bloqués ou fermés administrativement.
Le ministre de l’éducation nationale, Edouard Geffray, a affirmé qu’interdire l’accès aux salles de classe, comme le font certains élèves dans le cadre du mouvement lycéen, était « illégal », promettant des « sanctions », vendredi 6 novembre. « Nos élèves ont besoin d’étudier », a affirmé le ministre lors d’un déplacement dans un lycée de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), aux côtés de la présidente du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse.
« Il y a, à peu près, 0,5 % de lycées qui font l’objet de blocages ce matin, dont des élèves qui maintenant, à l’intérieur des établissements, tentent d’interdire à leurs camarades l’accès aux salles de cours », a affirmé le ministre. Ce chiffre correspond à une vingtaine d’établissements bloqués sur les quelque 3 700 que compte la France, soit deux fois moins que mardi (48), jour d’appel national au blocage des lycées et des facs. En Ile-de-France, 70 lycées étaient perturbés, selon des chiffres communiqués par la région vendredi à la mi-journée.
Le ministère et les organisations lycéennes se livrent toutefois à une bataille de chiffres : selon l’Union syndicale lycéenne, il y avait mardi 500 établissements bloqués sur l’ensemble du territoire.
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