« L’Affaire Marie-Claire », le procès de Bobigny au cinéma sans effets de manche

Le Monde · Boris Bastide ·

Avec Charlotte Gainsbourg en Gisèle Halimi et Cécile de France en Michèle Chevalier, le film de Lauriane Escaffre et Yvo Muller touche juste dans sa description de la condition féminine malgré quelques maladresses d’écriture.

L’AVIS DU « MONDE » – À VOIR

Le théâtre s’est largement emparé du procès de Bobigny, qui, à l’automne 1972, a ouvert la voie à la légalisation de l’avortement. Après Hors la loi (2019), de Pauline Bureau, et Reconstitution : Le procès de Bobigny (2024), d’Emilie Rousset et Maya Boquet, la pièce Le Procès d’une vie, de Barbara Lamballais et Karina Testa, s’est vu gratifier, en mai, de trois récompenses lors de la cérémonie des Molières. C’est, cette fois, le cinéma qui vient s’emparer de ce procès avec L’Affaire Marie-Claire, de Lauriane Escaffre et Yvo Muller – long-métrage qui vise l’efficacité.

Avec son casting de stars porté par Charlotte Gainsbourg en Gisèle Halimi (1927-2020) et Cécile de France en Michèle Chevalier, son émouvante bande-son symphonique signée Philippe Rombi, le film se dote de réels atouts pour séduire un large public. Le choix du titre exprime d’ailleurs d’emblée le parti pris adopté : c’est à hauteur de femme que sera regardé ce moment-clé de l’histoire.

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